Les bouchons lièges

De la forêt aux bouchons de liège

Les lièges que nous travaillons proviennent des subéraies du Portugal ou d’Espagne.

  • Démasclage – Liège mâle – Liège de reproduction

Plusieurs étapes jalonnent la fabrication d’un bouchon. Toutefois, avant qu’un chêne liège « en début de carrière » ne donne son premier bouchon, il devra attendre sa troisième récolte. En effet, lors des deux premières, le liège issu d’un jeune chêne n’est pas suffisamment régulier pour être transformé en bouchon.

Le liège mâle appelé aussi liège vierge est le liège que l’on retire lors de la toute première récolte que l’on fait sur le chêne liège. Cette opération, appelée démasclage intervient environ 25 à 30 ans après sa plantation. Le liège est retiré de l’arbre par plaques.

Environ 9 à 10 ans après intervient la deuxième récolte. Ce liège est appelé liège de reproduction. Tout comme le liège mâle il est destiné à l’isolation thermique, à l’isolation phonique ou à la décoration sous forme de planchers flottants liège ou de liège mural.

  • La levée – Liège femelle

Le liège qui se forme à la suite de la deuxième récolte est appelé liège femelle. La levée intervient 9 à 10 ans après. C’est le rythme de croissance de l’écorce de liège qui dicte les échéances des levées. En effet, les bouchons de liège sont tubés dans l’épaisseur de cette écorce.

C’est à partir de cette troisième récolte que le liège de cet arbre est utilisé pour la fabrication des bouchons.

  • Stockage – Bouillage – Stabilisation

Les plaques récoltées sont stockées en plein air pendant au moins 6 mois. Cette étape permet d’extraire la sève et les tanins du liège femelle.

Ensuite les plaques sont bouillies. Après cette étape, le liège toujours sous forme de plaques connait une période de stabilisation nécessaire pour pouvoir reprendre son épaisseur, s’assouplir et retrouver son élasticité.

  • Sélection – Tubage – Lavage

Une fois stabilisées, les plaques sont classées suivant leur épaisseur et leur densité.

C’est après cette phase que le bouchon arrive. Les plaques sont alors découpées en bandes dont la largeur est légèrement supérieure à la longueur du bouchon que l’on veut obtenir.

En effet, à l’aide d’un emporte-pièce, les bandes sont tubées et les bouchons ainsi obtenus sont poncés sur le roule et rognés sur les bouts permettant une uniformité dimensionnelle.

Les bouchons suivent ensuite un processus de lavage à base de peroxyde d’hydrogène.

Le séchage est réalisé à température constante en chambre ventilées afin d’atteindre une hygrométrie oscillant entre 4 et 8%.

  • Triage

Les bouchons sont classés par qualité grâce aux Tris Optiques et aux Tris Manuels. C’est l’ensemble du bouchon qui est passé au crible, bouts et roule.

  • Marquages – Traitements de surface

En fonction des demandes du client, les bouchons sont marqués sur le roule (Feu ou Encre) et/ou sur les bouts (Feu).

Enfin, un traitement de surface est réalisé à l’aide de paraffine pour prévenir le phénomène de capillarité et de silicone pour permettre un bouchage et un débouchage réguliers.4

  • Les Contrôles

Dès les subéraies et les levées (Récoltes), nous privilégions la traçabilité du liège et le respect des bonnes pratiques de stockage des planches.

Les contrôles qualité commencent dès cette première étape.

Tous les lots de bouchons subissent des contrôles dimensionnels, hygrométriques, sensoriels, d’oxydants, de dosage de chloroanisoles.

La détermination des chloroanisoles relargables est réalisée par un laboratoire indépendant.

Ainsi, une Fiche de Contrôle Qualité sur laquelle sont inscrits les résultats des contrôles suit chaque lot.

Les quatre grandes familles de bouchons liège

Les bouchons liège peuvent se répartir en quatre grandes familles. Dans chacune de ces familles plusieurs références et/ou plusieurs gammes existent.

Pour les particuliers, nous pouvons réaliser des petits conditionnements. N’hésitez pas à nous contacter.

Bouchons liège coniques : Bondes & Topettes

Les Bouchons liège pour vins tranquilles