L'isolation

Le liège expansé en panneaux et en vrac

Nous adressant aux professionnels comme aux particuliers, nous commercialisons le liège expansé en vrac et en panneaux.

En panneaux nous stockons les épaisseurs allant de 20 à 100mm. D’autres épaisseurs sont possibles sur commande.

Les caractéristiques du liège expansé :

Considéré comme le plus ancien isolant, le liège possède des indices très performants en ce qui concerne la conductivité thermique, l’absorption acoustique, le comportement face à l’humidité et au feu.

Bien que son prix soit similaire aux autres isolants naturels, il est le produit le plus économique si l’on prend en compte que ce matériau est inaltérable, imputrescible et qu’il possède une forte inertie avec un temps de déphasage entre le chaud et le froid supérieur à 12 heures en moyenne. C’est-à-dire qu’en plus de vous protéger parfaitement du froid hivernal, l’été il vous isole efficacement de la chaleur.

Sans parler de sa contribution à la gestion durable des forêts de chênes-lièges, les subéraies.

Mode de fabrication :

Pour que son pouvoir isolant soit au maximum et qu’il soit parfaitement inaltérable et imputrescible, le liège est expansé :
Réduit en granules puis expansé à 300°C en autoclave, le liège se dilate enfermant alors une grande quantité d’air dans ses cellules.
Au cours de cette transformation, la matière s’agglomère naturellement, grâce à la subérine (Résine) contenue dans le liège. Le bloc ainsi formé sera découpé afin d’obtenir un isolant en vrac ou en panneaux.

La biomasse (Restes de découpe des lièges, de dépoussiérage…) représente 93% de l’énergie nécessaire pour la fabrication du liège expansé.

Données techniques :

Le pouvoir isolant thermique et acoustique du liège expansé tient à l’air enfermé à l’intérieur de ses cellules :
Environ 40 millions de cellules par cm3.

  • Densité : 105 à 125 kg/m3 pour les panneaux;
    65 à 80 kg/m3 pour le vrac.

La rigidité des panneaux permet aux plaques de liège expansé d’épaisseurs égales ou supérieures à 50mm de jouer le rôle de support d’enduit.

Des panneaux de densités supérieures (145 à 160 kg/m3 – 175 à 190 kg/m3) sont disponibles sur commande.

  • Conductivité Thermique (Lambda(λ)W/m.1°C) :
    0,036 à 0,040 W/m.1°C pour les panneaux;
    0,040 à 0,045 W/m.1°C pour le vrac.
  • Résistance thermique (R) : Quelques exemples :

ÉPAISSEURS

(mm)

RÉSISTANCES
THERMIQUES (1) (R)
(m².1°C/W)
100 mm 2,50
150 mm 3,75
200 mm 5,00
240 mm 6,00

ÉPAISSEURS

(mm)

RÉSISTANCES
THERMIQUES (1) (R)
(m².1°C/W)
100 mm 2,50
150 mm 3,75
200 mm 5,00
240 mm 6,00
  • Déphasage : Le liège possède une forte inertie avec un temps de déphasage entre le chaud et le froid supérieur à 12 heures en moyenne.
    C’est donc une protection inaltérable contre le chaud estival et le froid hivernal.
  • Imputrescible et Insensible aux micro-organismes.
    Une expérience a été réalisée dans le port de Lisbonne où du liège expansé a été immergé pendant 40 ans.
    Après avoir été sorties de l’eau et séchées en surface, les plaques de liège expansé immergées ont été contrôlées par le laboratoire national d’ingénierie civile portugais. Le coefficient de conductivité thermique affichait toujours des valeurs comprises entre 0,036 et 0,040 W/(m.K).
  • Inaltérable :
    Par exemple, lors de la démolition des chambres froides des Halles de Paris, les panneaux de liège récupérés ont pu être de nouveau utilisés.
    Pour comparaison, les isolants qui se tassent dans le temps peuvent perdre en 10 ans la moitié environ de leur épaisseur, divisant également par deux leurs capacités à isoler. Ce phénomène s’accentue avec la vapeur d’eau, l’eau et les rongeurs qui peuvent s’y nicher.
  • Températures d’utilisation : -180°C à +120°C;
  • Risques liés aux prédateurs : Non consommable.
  • Comportement au feu : Il présente une propriété ignifuge : Catégorie B2 selon DIN 4102. Euroclasse E.
    Ne propage pas la flamme et est considéré comme autoextinguible,
    Ne provoque pas de vapeur nocive importante en cas d’incendie.
  • Stabilité des dimensions : Dilatation quasiment nulle aux variations de température et d’humidité.
  • Inodore.
  • Manipulation Facile.

Les panneaux de liège expansé

Le liège expansé en panneaux est constitué de granules que l’on agglomère à la vapeur haute température. Le liège libère alors sa résine, la subérine, qui fait office de liant naturel sans aucun additif.

  • Dimensions : 1,00m X 0,50m
  • Epaisseurs : 20 à 300 mm.
  • Certifié Conforme à la Norme Européenne EN 13170.
  • Résistance à la Compression : 2.000 kg/m²
    Par exemple, dans le cas de l’isolation de combles non praticables les plaques non recouvertes d’un revêtement de sol supportent le passage d’un homme sans tassement ou déplacement.
    Sa résistance mécanique est telle qu’il supporte une dalle de béton pour accueillir par exemple un plancher chauffant.
  • Tension de rupture à la flexion : De 1,40 à 2,00 kgf/cm²
  • Quelques exemples de Techniques d’isolation mises en œuvre :

Isolation des Sols :
Le liège étant un matériau incompressible et imputrescible, il est une excellente couche d’isolation sous dalle ou sous carrelage. Ces techniques d’isolation limitent les déperditions par le sol tout en conservant un volant thermique appréciable : le sol restitue vers l’intérieur de l’habitation la quasi-totalité des calories emmagasinées pendant les périodes de chauffe (Exemple : Chauffage par le sol).

Isolation des murs :
Les panneaux de liège expansé s’adaptent à tous les types d’isolation des murs :

  • Les monomurs à isolation répartie,
  • Les murs doubles à isolation médiane,
  • Les murs isolés par l’intérieur,
  • Les murs isolés par l’extérieur.

Isolation des toitures :
Les plaques de liège expansé sont régulièrement utilisées pour isoler les toitures dans les rampants.

Le liège expansé en vrac :

  • Taille des granulés : 2 à 9mm.
  • Sacs de 250 litres (0,25 M3) de 17 à 18 kg.

 

  • Quelques exemples de Techniques d’isolation mises en œuvre :

Isolation des Sols :

  • Isolation des planchers sur structure bois,
  • Isolation sur dalle,
  • Isolation thermique & isolation phonique des planchers entre étages.

Isolation des murs :
Le liège expansé en vrac est très utilisé pour les murs à isolation médiane et pour les murs isolés par l’intérieur.

  • Isolation des contre-cloisons,
  • Isolation des murs à ossature bois,
  • Doublage intérieur.

Isolation des toitures :
Isolation des toitures froides :

  • Isolation des combles non praticables,
  • Isolation des combles praticables.
  • Isolation des toitures dans les rampants.

L’isolation Thermique

L’Objectif :

L’objectif premier de l’isolation est de maintenir une température stable quelles que soient les variations des températures extérieures. Eté comme hivers, l’isolant empêche le transfert de chaleur entre un milieu chaud et un milieu froid. L’isolation limite les échanges de chaleur entre un milieu chaud et un milieu froid.

En effet, il faut toujours avoir à l’esprit que ce n’est pas le « froid qui entre » mais la chaleur qui est absorbée. Pour comprendre cette idée, on peut se servir du principe de l’effusivité. Ainsi, lorsque l’on touche une planche de liège et un morceau de métal qui ont été stockés dans une même pièce, on s’aperçoit que le morceau de métal est beaucoup plus froid que le morceau de liège. Or, leur température à chacun est identique! Le métal, matériau à forte effusivité, absorbe très rapidement la chaleur au contraire du liège, matériau à très faible effusivité. C’est l’élément le plus chaud, dans notre exemple le corps humain, qui perd de l’énergie calorique au profit du plus froid.

Ces calories sont phagocytées par le froid de trois manières :

  • Le rayonnement : Le rayonnement thermique n’a pas besoin de support matériel. L’énergie émise par un corps chaud, appelée énergie électromagnétique, se déplace dans le vide en ligne droite et chauffe les éléments qu’elle touche.
    Le liège expansé va faire barrière aux rayonnements thermiques et empêcher les surchauffes
    estivales.
  • La conduction : Elle concerne les éléments solides en contact. La chaleur allant de l’élément le plus
    chaud à l’élément le plus froid.
    L’isolant liège est un très mauvais conducteur.
  • La convection : C’est un transfert de calories qui se fait par l’intermédiaire d’un fluide qui peut être un liquide, un gaz ou de l’air.
    Lorsque l’on met les mains au-dessus d’une casserole d’eau bouillante, la convection se fait grâce à la vapeur d’eau et à l’air. Les molécules qui montent viennent chauffer les mains.
    Le liège va faire obstacle à ce transfert de calories.

La Conductivité Thermique λ – la Résistance Thermique R – Surchauffes estivales :

L’isolation d’un habitat est une évidence. D’où l’intérêt d’utiliser des isolants efficaces, durables voire inaltérables, sains et à faible conséquence écologique.

Pour mesurer la capacité d’un matériau à protéger un habitat du froid extérieur, on mesure sa Conductivité Thermique (le lambda λ).

La Conductivité Thermique λ (lambda) d’un matériau est le flux de chaleur qui traverse 1 mètre carré d’une paroi de 1 mètre d’épaisseur lorsque la différence de température entre les deux faces de cette paroi est de 1 degré.

Le λ est donc la seule unité de mesure permettant de faire la comparaison entre les différents matériaux d’isolation et ce quelle que soit leur épaisseur.

Le λ est exprimé en watts par mètre et par degré Celsius (W/m.°C).

Plus le λ est petit, plus le matériau est isolant.

Ensuite, pour connaitre de niveau d’isolation que l’on obtient en posant tel ou tel isolant de telle ou telle épaisseur on va calculer la Résistance Thermique (Coefficient R).

La Résistance Thermique d’un isolant c’est le flux de chaleur le traversant. Le résultat du calcul de la résistance thermique dépend donc de sa Conductivité Thermique λ mais aussi de l’épaisseur (e) posée.

R = e(L’épaisseur) / λ. Il est exprimé en mètre carré degré Celsius par watt : m2.°C/W.

Plus R est grand, meilleur est le niveau d’isolation obtenu.

Toutefois, pour donner un sens à ces mesures d’efficacité, les résultats doivent être interprétés à l’aune de la durée de leur efficacité. L’eau, qu’elle soit liquide ou sous forme de vapeur est un élément qui dégrade très fortement et définitivement les capacités d’un isolant à isoler.

De même, un isolant qui est écrasé ou s’est affaissé de moitié est deux fois moins isolant.

La protection contre les surchauffes estivales fait également partie des objectifs de l’isolation. Or ce n’est pas la conductivité thermique (λ) ni la résistance thermique (Coefficient R) qui permettent de mesurer les capacités d’un isolant à faire barrage aux surchauffes estivales.

Pour être aussi efficace en hivers qu’en été en empêchant le chaleur d’entrer, un isolant doit être dense et avoir une chaleur spécifique élevée

Ainsi, un isolant d’épaisseur de 30 cm d’une densité de 25kg/m3 et de chaleur spécifique de 935 J/kgK sera 5 à 7 fois moins efficace qu’un isolant de même épaisseur, ayant la même conductivité thermique mais de densité de 120kg/m3 et de chaleur spécifique de 2050 J/kgK.

Ce qui se traduira dans les faits par une chaleur extérieure qui traversera le toit et l’isolant à faible densité et à faible chaleur spécifique en moins de 3 heures rendant la pièce inconfortable contre plus de 14 heures pour le second.

L’isolation par l’intérieur / L’isolation par l’extérieur :

Le choix de la mise en œuvre de l’isolant est également important : Isolation par l’intérieur / Isolation par l’extérieur.

L’isolation par l’intérieur :

Ce type d’isolation est très facile à mette en œuvre sur des chantiers de rénovation.

En période hivernale, la température des murs intérieurs arrive facilement au niveau de la température ambiante, rendant la pièce très rapidement confortable même après une longue période d’inoccupation.

En revanche, elle peut se révéler complétement inefficace face aux ponts thermiques. Ces faiblesses thermiques sont sources de gaspillages et surtout sont des risques importants de condensation dans les structures.

Aussi, si cette isolation est associée à un parement intérieur de trop faible épaisseur, c’est-à-dire sans aucune inertie, la température de la pièce commencera à baisser dès que le chauffage sera coupé. L’inertie se trouvant à l’extérieur.

De même, ce parement trop faible pour stocker la chaleur du chauffage, ne stockera pas non plus la chaleur solaire. La température intérieure diminuera dès la tombée du jour.

Enfin, en été, à cause de cette faible inertie intérieure la pièce chauffera rapidement la rendant très vite inconfortable.

L’isolation par l’extérieur :

Cette isolation est idéale pour empêcher les ponts thermiques. En effet, l’isolant est posé de manière continue, quel que soit l’organisation intérieure de l’habitat (étage, mur de refend, liaison menuiserie et mur…).

La pose par l’extérieur va permettre en hivers un plus grand stockage de chaleur et donc une restitution plus régulière et plus longue des calories emmagasinées.

Cette forte inertie va permettre d’espacer les périodes de chauffe. Et ce d’autant que la chaleur issue du rayonnement solaire sera elle aussi stockée.

De même en été, les murs intérieurs participeront au maintien d’une température confortable si chaque nuit la chaleur stockée est absorbée par une ventilation nocturne.

Toutefois, une isolation par l’extérieur n’est pas du tout adaptée en hivers à des habitats ou des pièces occupés par intermittence. Les murs se réchauffant lentement, l’écart entre leur température et la température ambiante rend l’endroit très inconfortable tout imposant une forte consommation d’énergie.

La pose d’une faible épaisseur d’un matériau à faible effusivité tel que le liège va permettre de couper les « rayonnements du froid ». Ainsi, 2 à 4 millimètres de liège mural ou de liège aggloméré recouvert de papier peint ou à peindre permettra à la surface du mur d’atteindre très rapidement le niveau de la température ambiante. En effet, le liège n’absorbe pas la chaleur émise. La chaleur reste en surface du mur.

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